Europe

L’aventure au pays des vikings continue! (Bergen-Trondheim) – 4 au 22 juillet 2018

Le 5 juillet, nous repartons d’Arna, à côté de Bergen, en suivant la Nationale 1 (ou Eurovélo 1). Le jour-même, nous nous arrêtons manger dans un petit port près de Knarvik, à 40 km d’Arna. Notre pause devait durer quelques heures… elle durera 2 jours pour notre plus grand plaisir! Car sur le quai, nous faisons la rencontre de Jan-Boerge et Merete, un couple d’adorables épicuriens. Nous passons une excellente soirée avec eux, à manger les maquereaux que Benoît nous ramène du bout de sa canne à pêche et que JB fait griller sur le barbecue. Merete est une vraie maman pour nous. Elle nous prépare de bons petits plats, nous propose de dormir dans leur bateau le soir, nous offre de belles chaussettes en laine et présente à Benoît l’ensemble de sa trousse à pharmacie pour soigner au mieux sa brûlure. Le lendemain, nous embarquons sur leur bateau à moteur pour pêcher en haute mer et faire le tour de l’île Radöy. Nous sommes heureux comme des gamins! Nous qui adorons naviguer! Quelle plus belle manière de découvrir les fjords norvégiens que par la voie maritime!

Merete et Jan-Boerge, une très belle rencontre sur le port de Knarvig

Merete et Jan-Boerge, une très belle rencontre sur le port de Knarvik

 

Nous serions bien restés avec eux 1 ou 2 ans! :) Mais nous savons que la route est encore longue et que la brûlure de Benoît, qui lui prend toute la jambe, cicatrise tout doucement et lui pompe pas mal d’énergie. Pour le moment, il nous faut donc faire des journées de roulage plus courtes.

Le 7 juillet, nous reprenons l’Eurovélo 1, qui nous fait sauter d’île en île via de courts ferrys. Les paysages sont sublimes, entre montagnes, fjords et océan.

Vue sur le Sognefjord, le plus grand fjord norvégien

Vue sur le Sognefjord, le plus grand fjord norvégien

 

Le 8 juillet, nous nous posons un peu dans la sorte de “salle d’attente” des ferrys au port de Rysjedalsvika. C’est une de nos seules après-midi de pluie, que nous passons bien au chaud à manger du Gamalost (un fromage issue d’une vieille tradition norvégienne) et à essayer les chaussettes données par Merete.

Bien au chaud et au sec, dans la salle d'attente du port de Rysjedalsvika

Notre « squat » pour la nuit : la salle d’attente du port de Rysjedalsvika, les pieds au chaud dans les chaussettes en laine de Merete

Le Gamalost, le fromage façon viking! :)

Le Gamalost, le fromage façon viking! :)

 

Le lendemain, le soleil est revenu. Nous prenons un “express boat”, qui nous amène en 2h à peine sur l’île de Bremanger-Landet. Une vraie merveille! Une île tout simplement magnifique et sauvage, rocheuse avec des plages de sable blanc et des eaux turquoises.

Karvag (île de Bremanger-Landet)

Kalvåg (île de Bremanger-Landet)

île de Bremanger-Landet

Kalvåg (île de Bremanger-Landet)

Knarvag (Bremanger-Landet)

Kalvåg (Bremanger-Landet)

 

Grotle (île Bremanger-Landet)

Grotle (île Bremanger-Landet)

 

Nous y faisons une randonnée que nous considérons comme la plus dure de ce voyage : Hornelen, 13 km et 1000 m de dénivelé positif sur des chemins très escarpés et rocheux. La randonnée se fait bien mais elle prend du temps. Nous ne regrettons pas l’ascencion, car la vue au sommet de cette falaise, considérée comme la plus haute « seacliff » d’Europe (860 m), est tout simplement magnifique. Le temps est ensoleillé, ce qui nous permet de voir à des kilomètres à l’horizon. Il est déjà 20h lorsque nous redescendons. Nous n’irons pas plus loin aujourd’hui. Nous plantons la tente, nous prenons une douche (très froide) grâce au robinet et à l’arrosoir de la petite chapelle située au pied de la randonnée, nous partageons notre repas avec deux allemands puis nous nous endormons instantanément!

En route pour le sommet d'Hornelen

En route pour le sommet d’Hornelen

A mi-chemin, vue sur Maloy

A mi-chemin, vue sur la ville de Maloy

Au sommet d'Hornelen

Au sommet d’Hornelen

Panorama depuis Hornelen

Panorama depuis Hornelen

 

Le 11 juillet, nous quittons l’île de Bremanger par le ferry qui nous amène à Maloy. De là, nous quittons l’Eurovélo 1 et nous partons plein Est, sur les bords du Nordfjord. Alors que nous cherchions un lieu pour planter notre tente, nous repérons un joli coin d’herbes avec une petite table en bois, des bancs et de beaux pots de fleurs. Tout cela est trop beau pour être public! En remontant le chemin, nous rencontrons Inger, la propriétaire du terrain. Elle nous propose de planter la tente dans leur verger de pommiers et de la rejoindre pour boire le café devant chez elle. Lorsque nous la retrouvons, la petite table est dressée avec café, cheesecake et confiture de framboise maison. A la fin de ce goûter improvisé, Inger nous propose de dormir dans leur petite maison d’amis, située à côté de la leur. Nous passons une très belle soirée avec eux, à déguster le cidre fait avec leurs pommes et à manger le hareng séché de Roald, son mari.

Le petit coin de paradis d'Inger et Roald. Merci de l'avoir partagé avec nous!

Le petit coin de paradis d’Inger et Roald. Merci de l’avoir partagé avec nous!

Inger et Roald (vers Nordfjordeid)

Inger et Roald (vers Nordfjordeid)

 

Bien requinqués grâce à cet accueil chaleureux, nous repartons le lendemain après-midi en direction de Geiranger. Ce fjord est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous voulions voir de quoi il retournait. A Hellesylt, nous prenons le ferry qui fait la petite croisière d’1h dans ce fjord sinueux. Nous nous attendions à un endroit très sauvage… nous nous retrouvons finalement dans la station touristique de Geiranger, une petite ville au fond du fjord constituée en grande partie d’hôtels, de restaurants, de campings où s’alignent des dizaines de camping-cars et d’un port accueillant les énormes bateaux de croisière. Malgré cela, le fjord en lui-même reste magnifique et nous ne regrettons pas d’être là. Nous plantons la tente un peu plus loin, dans un champ à l’écart de ce fourmillement touristique. Avant de nous coucher, nous admirons les nombreux virages en Z qui nous attendent le lendemain pour sortir du Geirangerfjord.

Geiranger et sa route en Z

La route en Z pour sortir du Geirangerfjord

 

Le lendemain, nous ne regarderons pas le défilé du 14 juillet. Ce sont plutôt nos roues qui verront défiler les 11 lacets qui nous mènent à un superbe point de vue, au dessus du Geirangerfjord. Après 1h30 de montée constante sur des pentes à 10%, les nuages ont eu le temps de se dissiper, pour notre plus grand bonheur et notre plus grande suée!

Après l'effort, le réconfort : la vue sur le Geirangerfjord

Après l’effort, le réconfort : la vue sur le Geirangerfjord

 

Une fois là-haut, nous sommes motivés pour aller jusqu’aux Trollstigen, encore de beaux lacets qui descendent jusqu’à Andalsnes. Plus nous y arrivons tard, et mieux c’est, car il n’y a en général plus beaucoup de circulation après 20h. Pour cela, nous redescendons puis remontons en pente douce (5%) jusqu’en haut des Trollstigen. La route entre Geiranger et Trollstigen est grandiose, perdue dans les montagnes qui nous dominent par leurs sommets enneigés et leurs glaciers. Il est 22h lorsque nous arrivons (plutôt éreintés) en haut des Trollstigen. La joie d’être enfin arrivés en haut est là! L’énergie revient et nous laissons nos vélos en roue libre dans ces énormes serpentins. Les sensations sont très fortes : il fait encore jour, il n’y a quasiment personne sur la route, nous allons vite! La vue sur la vallée est magnifique et les lacets nous font passer au dessus puis au pied d’une cascade haute de 300m. La journée aura été longue. Il est 23h lorsque nous plantons la tente, après 75 km et 1570 m de dénivelé positifs. Nous nous endormons avec des courbatures aux cuisses et de belles images plein la tête!

Entre Geiranger et Trollstigen

Entre Geiranger et Trollstigen

Sur la route entre Geiranger et Trollstigen

Entre Geiranger et Trollstigen

 

Trollstigen

Trollstigen

 

A partir d’Andalnes, nous reprenons l’Eurovélo 1, qui suit les bords des fjords jusqu’à Bud puis passe par la célèbre “Route de l’Atlantique” : 7 ponts sautant d’îles en îles au dessus de l’Océan Atlantique, dont un fameux pont biscornu qui, selon les perspectives, donne l’impression d’être un tremplin dans l’océan. Nous avons choisi d’y rouler tard pour ne pas être gênés par le flux de voitures et de caravanes. A 22h, nous sommes sur ces ponts et le soleil est encore bien haut dans le ciel. Les couleurs sur l’océan et sur les îles sont incroyables, variant entre ocre, orangé et rosé. Après cette ribambelle de ponts, nous posons notre tente dans une tourbière (sèche, car il n’a pas plu depuis un bout de temps) et nous regardons le coucher de soleil avec un jeune couple d’Allemands rencontré sur le bivouac. Les derniers rayons du soleil disparaissent à 23h au Nord-Ouest. Les premiers rayons reviendront dès 4h au Nord-Est. Nous profitons de cette luminosité crépusculaire pour nous endormir. Nous avons roulé 104 km aujourd’hui, notre plus gros kilométrage ici, en Norvège.

Le pont biscornu de la route de l'Atlantique

Le pont biscornu de la route de l’Atlantique

En haut du pont biscornu

En haut du pont biscornu (il est 22h30)

Atlantic road toujours

Atlantic road toujours

Coucher de soleil sur l'Atlantique (il est 23h)

Coucher de soleil sur l’Atlantique (il est 23h15)

 

Du 17 au 22 juillet, nous roulons plus tranquillement, toujours sur l’Eurovélo 1. C’est moins montagneux mais ça reste pour autant bien vallonné et il est facile de cumuler entre 500 et 800 m de dénivelé positif chaque jour. Les paysages sont moins atypiques que dans les fjords du Sud-Ouest, plus semblables à la Suisse disent certains, avec de petites montagnes verdoyantes recouvertes de forêts, des vallons avec des champs agricoles et de petits villages, des fjords et leurs eaux claires. Sur la route, nous faisons la rencontre de Remo, un jeune Suisse qui voyage à vélo entre Bergen et Trondheim. Nous passons ces 3 derniers jours à rouler ensemble.

Wild camping sur la plage (vers Orkanger)

Wild camping sur la plage avec Remo (vers Orkanger)

 

Le 22 juillet, nous arrivons à Trondheim. Nous y retrouvons Quentin et Séverine, nos amis rennais. Ils ont 1 mois pour découvrir les Lofoten et la Suède en van. Nous sommes si heureux de les retrouver et de passer une semaine avec eux! Nos vélos prennent congé à l’arrière du van. Nous grimpons dedans. Et en route pour les Lofoten !!

Trondheim

Trondheim

Trondheim

Trondheim

 

Bilan de cette partie Bergen-Trondheim :

  • 870 km et 9 100 m de dénivelé positif

  • Encore de très belles rencontres (norvégiennes et cyclorandonneurs)

  • La découverte de très beaux sites : l’île de Bremanger-Landet avec la randonné d’Hornelen, Geirangerfjord, Trollstigen, la route de l’Atlantique

  • Une brûlure guérie. Benoît a fait peau neuve!

  • Les retrouvailles avec nos amis à Trondheim!! L’aventure continue maintenant avec eux!!

 

Et la vidéo : 

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Une réponse à “L’aventure au pays des vikings continue! (Bergen-Trondheim) – 4 au 22 juillet 2018”

  1. Le 31 juillet 2018 à 10 h 39 min Nico a répondu avec... #

    Bonjour et bravo pour ce périple qui vous aura marqué (à tout point de vue) !

    Très sympathique reportage qui donne très envie…merci à vous !

    Nicolas

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